Rubrique "Trucs et Astuces" du Docteur DREKI notre Géo TROUVETOUT

Recettes et miscellanées du docteur Dréki

La rubrique « Faites le pour rien » du docteur Dréki

Dans la rubrique le docteur Dréki, un vieux bricoleur, un peu chimiste, un peu mécano, un peu électricien, etc.

Adepte du système D par obligation, faire tout avec ce que l’on a sous la main, pour rien ou avec un produit facile à trouver.

Beaucoup de produits du commerce sont préparés avec des recettes toutes simples, ou sont susceptible de s remplacés par un équivalent que vous auriez sous la main.

Par exemple, un décapant à peinture hors de prix est souvent basé sur une recette toute simple et à base de matières peu couteuses.

Le docteur Dréki se propose de délivrer quelques formules, recettes, tours de main, trucs et astuces pour la maintenance et l’entretien des matériels automobiles, uniformes et équipements. Les recettes peuvent être délivrées de façon aléatoire sur le site à la rubrique « docteur Dréki », ou demandées par le lecteur sous forme d’une question écrite. Une réponse sera apportée si le bon docteur est compétent dans la demande et si cette demande correspond à notre éthique, à nos démarches en termes de collection et conforme aux lois. Le docteur Dréki pourra aussi solliciter certains de ces confrères pour apporter des réponses au lecteur. Posez vos questions, nous tenterons d’y répondre avec pertinence.

Le docteur Dréki ne souhaite pas enfreindre les lois sur l’exercice illégal de la médecine, il ne pourra pas vous aider en ce qui concerne la santé humaine ou animale.

Les plaques de signalisation en aluminium

Les plaques en aluminium sont apposées aussi bien sur véhicules que sur presque touts les matériels militaires. Ces plaques servent à guider l’utilisateur dans l’emploi du matériel car il arrive que l’opérateur soit désigné pour un emploi dont il n’a pas toutes les qualifications. C’est aussi une aide précieuse pour se repérer dans le stress du combat. Ce qui permet entre autres d’éviter les oublis et fautes d’entretien. Bien souvent ces plaques ont souffert, ou sont absentes. Il faut les remplacer. Mais où les trouver ? Elles sont pour certaines, rééditées par des entreprises comme « Toto en Jeep » qui fournit des plaques pour véhicules ou radio.

Cependant il est possible de faire des plaques alu sans outillage particulier, et sans produits chimiques. En effet, il est toujours possible de réaliser une plaque signalétique en gravant une feuille d’alu, traitée comme les plaque de circuit imprimé pour l’électronique. Au lieu de graver du cuivre on devra alors attaquer l’aluminium par une base (soude) puis remplir le fond par penture noire, ou noircir par courant anodique. Cela est très professionnel, faisable par un amateur averti, mais aussi très compliqué.

Heureusement il existe sur le marché des feuilles d’aluminium imprimables sur imprimante laser. Il existe peut être plusieurs fournisseur pour ces feuilles, mais je ne connais que celles de : 3 M, disponibles chez les revendeurs de matériel électronique, comme « Conrad », par exemple.

Ces feuilles sont destinées aux faces avant des matériels électroniques, appareils de labo, amplis etc. Il suffit donc de réaliser le modèle de la plaque avec un logiciel de dessin, par exemple : Publisher de Microsoft, ou n’importe lequel que vous savez maitriser. Il est même possible de photographier une plaque existante avec une bonne définition et l’imprimer sur le support.

Une fois le projet établi, dessin ou photo, vous imprimerez ce projet avec une imprimante laser. Il ne reste plus qu’à coller cette plaque fine sur une autre plaque en alu ou en zinc bien propre et très bien dégraissée et percer les trous de fixation.

L’effet est réaliste, on ne distinguera que de près la différence, si ce n’est que la plaque imprimée n’a pas de creux comme les plaques gravées. Autre avantage, vous pouvez faire des plaques originales comme certains avertissements qui ne sont pas donnés sur les plaques originales. Un exemple : j’ai fais une plaque pour avertir de dégager les essuie-glaces avant de baisser les pare-brise, (sur Renault R.2087), ce qui tordrait les bras.

A ce sujet, je propose des modèles de plaque R 2087 pour le seul prix de votre reconnaissance.

 

Pour la réalisation de faces avant et d'étiquettes d'identification

Ce support est idéal pour la réalisation à l’unité ou en petite série de faces avant, de plaques d’identification ou d’instructions d’emploi au dos des appareils, etc...

Il s’utilise à partir d’une imprimante LASER.

 

PRÉSENTATION DU SUPPORT SCOTCHMARK

Il est constitué d’une feuille d’aluminium, au format A4 (210 x 297mm), présentant un aspect anodisé mat et traitées spécialement pour subir une impression LASER.

 

L’impression obtenue est remarquablement résistante aux agressions légères (griffes d’ongle par exemple).

 

Ces feuilles sont enduites sur l’autre face d’un adhésif puissant situé sous une pellicule de protection à retirer au moment de l’emploi.

 

L’epaisseur de la feuille est d’environ 0,09mm, ce qui la rend très facile à appliquer sur son support.

 

 

IMPRESSION D’UNE FEUILLE À PARTIR D’UNE IMPRIMANTE LASER

Vérifier au préalable que votre imprimante accepte bien un support plus épais que du papier ordinaire. Pour un résultat parfait, éviter les traces de doigts sur le support.

Régler si possible l’imprimante sur la position la plus foncée. Faire quelques tests d’impression sur papier ordinaire.

Une fois le bon résultat obtenu, insérer une feuille de support aluminium spécial LASER. Effectuer l’impression.

 

 

APPLICATION DU FILM ALUMINIUM

Le support doit être propre, sans trace grasse et exempt de poussière.

Couper si nécessaire à la bonne dimension et appliquer la feuille avec précaution en prenant garde de ne pas emprisonner de bulles d’air.

Des trous et ouvertures peuvent être découpés aisément à l’aide d’un cutter pointu.

 

N.B : 3M me recommande pas de réutiliser une chute de produit ayant déjà été passée dans l’imprimante.

La peinture au goudron, le noir à châssis

Noir à châssis

La peinture au goudron, le noir à châssis

La peinture au goudron est un produit utilisé depuis l’antiquité sous le nom de bitume. Le bitume se trouve dans la nature dans des gisements un peu partout dans le monde. C’est un hydrocarbure qui prend des formes différentes, fluide ou sec, il imbibe des schistes exploités aujourd’hui pour le pétrole. Le bitume est un goudron naturel, les goudrons industriels sont issus de pyrolyse, principalement de résineux (goudron de Norvège) ou du charbon. Le goudron de bouleau était déjà produit et utilisé par les hommes du paléolithique au moins 30 000 ans, (record pour un brevet). Le bitume possède de nombreuses qualités, parmi lesquelles l'isolation et l'imperméabilisation. Le bitume est donc très souvent sollicité pour la réfection de toitures, des charpentes des bateaux, sous la forme de peinture au goudron. En résumé : le goudron c’est industriel, le bitume c’est naturel.

D’un faible coût, la peinture au goudron est un excellent agent protecteur tant pour le bois que pour le métal et autres matériaux organiques, son spectre d’emploi est très vaste.

Dans le bâtiment : charpentes métalliques, piquets et éléments enterrés en bois ou métal, béton, brique, soubassement, fondations, citernes, etc. Ils ont été largement employés dans la charpente métallique, c’est pour cela que l’on voit des charpentes plus que centenaires qui n’on pas souffert de la corrosion.

Le noir à châssis offre protection tout aussi efficace sur le bois. Si les traverses de chemin de fer résistent aussi longtemps aux intempéries, c’est parce qu’elles sont traitées avec des produits dérivés du goudron, le Carbonyle, et le bitume.

Les surfaces traitées par les dérivés du goudron sont efficacement protégées du :

  • pourrissement du bois dû à l'humidité,

  • de l’acidité

  • de la corrosion du métal.

Pour les parties en bois, on évite :

  • le développement des champignons,

  • les mousses,

  • Les moisissures.

Le noir à châssis pour les véhicules militaires

Le noir à châssis a été largement utilisé dans l’armée pour la protection des châssis des véhicules des armées. On est souvent surpris de trouver le métal sain sur un vieux châssis de véhicule militaire. Ce miracle est dû à deux traitements qui furent pratiqués dans les armées : le passage de noir à châssis, régulièrement appliqués et l’habitude de pulvériser une huile sous les caisses des véhicules. Pas très sain pour les bidasses, qui y allaient allègrement, à foison et sans masque. Si cette pratique irrite les écolos, on peut dire qu’elle à admirablement protégé les caisses des véhicules.

Parties à traiter au noir à châssis

Les parties métalliques basses des véhicules exposées aux intempéries, châssis dessous de caisse, passages d’ailes, toutes les parties soumises au sel de déneigement, etc.

Le goudron est particulièrement résistant aux acides, c’est pour cette qualité que l’on traite au goudron toutes les parties exposées à l’acide des batteries, l’acide sulfurique, SO4 H2, très corrosif. Tous les éléments en contact avec les batteries, les supports de batterie, les caisses à batterie, doivent être peints avec une peinture bitumeuse.

Les bois des caisses de camion traités au goudron deviennent résistants aux champignons, moisissures et toutes les attaques de l’eau. C’est ce qui protégeait les coques de bateau du temps de la marine en bois.



Parfois, les noirs ont été recouverts par une couche de kaki, ce qui n’est pas une bonne idée. Un ancien traitement au noir à châssis repeint, se reconnait lorsque la peinture kaki passée par dessus prend un aspect craquelé 1* en peau de crocodile. Cela provient de la non compatibilité du bitume avec une peinture dont la plasticité et la composition est très différente. La peinture auto ou toute autre peinture ne peut pas s’appliquer sur le goudron du noir à châssis. Une fois peinte au noir à châssis, on ne pourra plus rien appliquer dessus. Pour peindre avec une autre peinture il faudra au préalable complètement décaper le noir. Si le noir résiste à bien des conditions, il ne doit pas être en contact avec des solvants, pétrole, essence, gasoil et autres liquides qui le dilueraient. Il faut donc éviter de peindre au noir à châssis des parties exposées aux fluides comme : essence, gazole, huiles hydrauliques, de freins. Ce serait une très mauvaise idée de peindre un réservoir d’essence. Par contre il résiste très bien à l’eau, liquide refroidissement, et aux acides. Il est donc fortement recommandé sinon obligatoire, pour peindre les supports de batterie et tout ce qui en est proche.

. 1*Les restaurateurs des musées sont confrontés aux mêmes phénomènes sur des tableaux anciens, car le bitume était souvent employé en glacis pour garnir les fonds. Les solvants des peintures font migrer le bitume ce qui embarrasse bien les conservateurs.



Utilisation

Il peut s’appliquer de nombreuses façons, en fonction de la surface à traiter, j’ai vu peindre un sol en ciment de salle de charge des batteries avec une raclette en caoutchouc, les châssis au pinceau ou au pistolet.

La peinture au goudron peut s’appliquer :

  • au pinceau,

  • au rouleau,

  • à la raclette,

  • au pistolet à peinture,

  • à l’aide d'une brosse, (grandes surfaces au balai).

Pour la dilution, employer du diluant universel.

Le support doit être propre et sec, et être exempt de toute graisse. Il est conseillé de dégraisser avant application, (détergents, soude, vapeur).

  • Si le support a été peint, il faut d’abord le décaper.

    • Le séchage est relativement lent : il faudra attendre entre 24 et 48 heures pour un séchage complet.

    • Le matériel utilisé pour l'application se nettoie au white-spirit, essence, diluant universel.

Le noir à châssis se trouve facilement (encore), chez les fournisseurs pour bâtiment, matériel agricole, jardineries et vendeurs de produits pour automobile ancienne. Bien vérifier, qu’il s’agit du vrai goudron, un indice, ce n’est pas cher. Les fournisseurs pour bâtiment ou matériel agricoles fourniront généralement le meilleur choix et les meilleurs prix

Peinture au goudron et sécurité

Maintenant on ne badine plus avec l’hygiène et sécurité, il est vrai que les hydrocarbures aromatiques polycycliques ne sont pas très bons pour la santé. Alors si vous en utilisez régulièrement prenez des précautions, sinon, faites le faire par quelqu’un que vous n’aimez pas.

Assurez-vous que la peinture que vous souhaitez employer soit conforme aux exigences de BS 3416 de 1991.

La peinture au goudron est irritante (surtout ses solvants). Il convient donc d'appliquer quelques règles de sécurité lors de son utilisation :

  • Application au grand air ou avec une excellente ventilation :

    • l'inhalation des vapeurs peut entraîner des problèmes respiratoires : utiliser un masque si l'aération n'est pas suffisante.

  • Irritante pour les yeux et peau :

    • utiliser des moyens de protection (gants, lunette de sécurité).

Docteur Dreki

Comment réparer un collecteur d'échappement ?

Docteur Dreki

Comment réparer un collecteur d’échappement

Les collecteurs d échappement subissent des déformations dues aux fortes contraintes provoquant souvent des fissures parfois très importantes. Heureusement, il existe des moyens de réparer un collecteur, soit par brasure ou par soudure. On peut citer aussi une autre méthode, dite « point de chainette », longue et compliquée, cette technique n’est plus pratiquée que par des esthètes de la mécanique à l’ancienne ou des mécanos contemporains de Napoléon III, cependant c’est beau et efficace.

Technique de soudure ou brasure d’un collecteur d’échappement en fonte.

La fonte

La fonte est alliage de fer et d’une forte proportion de carbone (2,1 à 6,6% C). Le fer pur, pratiquement sans carbone, est malléable, il se tord, se déforme sans casser et se soude à lui-même avec facilité. C’est justement parce qu’il se tord facilement et manque de dureté qu’il ne sert pas à faire des outils de coupe ou tout autre usage requérant dureté et élasticité. Pour avoir ces qualités, on utilise l’acier qui contient une proportion de carbone entre 0,02 et 2% C. Au delà de ces teneurs en carbone le métal obtenu est de la fonte. La fonte comme son nom l’indique est obtenue par fusion (1100 à 1300° C). La fonte n’a aucune souplesse, mais une bonne rigidité, elle est surtout très économique.

Les objets en fonte sont produits par coulée dans un moule, généralement en sable. Le moulage est une technique très rentable pour l’industrie, car le modèle étant fait on peut reproduire des séries importantes à faible prix. Il suffit seulement de rectifier les parties devant être en contact mécanique, le reste peut rester brut de fonderie. Le mobilier urbain, les bâtis de machines, et les chauffages domestiques ou industriels sont en fonte. Malgré toutes ses qualités, la fonte est une vieille grand-mère : fragile, manquant de souplesse, elle casse aux efforts de traction de flexion et d’allongement. Les chocs mécaniques ainsi que les chocs thermiques sont donc à éviter.

 

Brasure

La brasure est une technique par laquelle on assemble les pièces par une liaison avec des métaux différents sans fusion des bords. Un métal fusible est déposé par fusion sur le métal à assembler. Exemple du laiton sur du fer, ou, un bronze phosphoreux pour la tuyauterie de cuivre. Dans tous les cas, le métal de la brasure à un point de fusion inférieur à celui de la pièce à braser.

Il existe plusieurs types de brasure en fonction de leur point de fusion, lequel est directement lié à l’alliage des métaux utilisés. Il existe donc une variété de brasures choisies en fonction des métaux à braser, déterminant les paramètres tels que : température de fusion, résistance de la liaison. Lorsque l’on doit braser ou souder une pièce en fonte, il faut particulièrement tenir compte de la dilatation.

Pour un collecteur, la pièce étant de la fonte, les contraintes d’usage étant une haute température, on choisira une brasure au laiton dont les températures de fusion vont de 700 à 1180°C, ou les mélanges titane cuivre nickel qui va de 600 à 900°C (plus cher).

Soudure ou brasure de la fonte

Un collecteur en fonte peut être réparé, pour cela, il faut respecter quelques principes.

  1. Stopper les fissures

  2. Chanfreiner

  3. Décaper

  4. Brider la pièce

  5. Maintenir une chaleur

  6. Laisser refroidir lentement

Procédure

1 Stopper les fissures en perçant un petit trou à l’extrémité des fissures pour éviter qu’elles se prolongent.

 

2 Chanfreiner les fissures pour aider le métal de la brasure à pénétrer et élargir les surfaces de contact.

 

3 Décaper l’endroit des brasures ou soudures, les oxydes ferreux viendraient gêner les liaisons brasure fonte, il faut décaper les surfaces à braser avec brosses métallique, meule, ou un décapant chimique (juste avant le travail), exemple acide phosphorique.

 

4 Brider la pièce sur un support rigide car chauffer sur une surface réduite, provoque une déformation, c’est ainsi que l’on procède pour reformer des tôles de fer en carrosserie. Avant de chauffer le collecteur il faudra avoir bridé celui-ci sur une forte plaque de fer percée aux endroits prévus pour les fixations du colleteur. On le bridera sur la plaque comme il le serait sur le bloc moteur. Cette précaution évitera toute déformation que provoquerait la chauffe lors de soudure ou brasure.

 

5 Maintenir la température du collecteur suffisamment élevée de façon à aider la brasure à pénétrer par capillarité et éviter les chocs thermiques. Lorsque c’est possible on aura intérêt à construire un petit muret en briques ou pavés de béton cellulaire (Siporex) autour du collecteur. Remplir de charbon de bois, allumer et envoyer un courant d’air pour monter à température. Dès que la température est suffisante 400, 500 °C, procéder à la brasure. Il en sera de même si l’on choisi une soudure à l’arc avec baguette spéciale fonte ou inox. Il faut souder une pièce chaude !

 

6 Laisser refroidir lentement sous couverture. La brasure ou soudure terminée, couvrir la pièce chaude avec de la cendre de bois sèche ou des grains de vermiculite bien sèche. Cette couverture va permettre un refroidissement lent, évitant ainsi les craquements et fissures que provoquerait un choc thermique que la fonte ne supporte pas.

 

Toutes ces opérations peuvent sembler contraignantes, mais c’est le prix à payer pour une réparation pérenne. Un collecteur en acier ou en fer ne se fissurerait pas, mais il est compliqué à réaliser.